• nouvelle 1: histoire plus tard

    vendredi 19 juin 20XX

     

    J’ai pris ma décision ! Après une nuit blanche à me tourmenter à propos de l'arrivée de mes parents, je suis finalement arrivée à une conclusion. Normalement, demain, mes parents devraient revenir à la maison, et j'ai décidé de tout leur raconter ! Fini les mensonges et les secrets ! Je jure de tout raconter à propos de moi et Ikuto !

    Mon réveil sonna, enfin sa nouvelle sonnerie apparemment. Dès mon réveil, je sentis la boule dans mon ventre. Pourquoi étais-je aussi stressée ? Je me pivotais sur mon autre face et vu Ikuto, les yeux grands ouverts, un sourire mielleux aux lèvres. Totalement incrédule, je le fixais. Il me caressa tendrement la joue et me souffla un bonjour chaleureux. Le temps que mes deux neurones du matin se connectent, il se passa quelques secondes.

    -qu'est ce que tu fiches la ?! Criais-je en reversant le matelas.

    Il valdingua par terre, et ria doucement. Il appuya sa tête contre son bras et me fixa.

    -je voulais juste être avec toi.

    -et puis pourquoi j'étais dans ton lit ?! Je ne me souviens pas m'être endormi ici !

    -je t'ai seulement déplacé pendant que tu dormais, fit-il innocemment. Qui violerait sa petite amie ?

    -je pense que tu connais déjà la réponse !

    -j'y crois pas ! Tu pense que j'en serais capable ? Je suis vexé, rigola t-il.

    -je suis sur que sa t'amuse plus que sa ne te vexe, répliquais-je en m'accroupissant vers lui.

    -viens par ici !

    Il me tira vers lui et me plaqua contre son torse. Je poussais un petit cri pendant ma chute, et me tus. Encerclé par ces bras, je me sentais en sécurité. Bien qu'une partie contradictoire de moi me disait de me retirer sur le champ, l'autre me paralysait complètement.

    -alors, ça se passe comment aujourd'hui ? Me murmura-t-il à l'oreille.

    -c-com-comment sa se passe q-quoi ? Balbutiais-je toute rouge.

    -et bien tes parents. Ils viennent, ils ne viennent pas...

    -aahh, ça...

    -quoi ? Tu pensais à autre chose ? Ricana-t-il comme un pervers.

    -absolument pas ! Ils viennent par avion. Ils devraient arrivés cette après-midi.

    -et bien on a tout notre temps alors, susurra-t-il en m'embrassant.

    -Rêve pas, don juan ! Murmurais-je sensuellement en le repoussant.

    La matinée se termina plutôt normalement bien que monsieur voulait regarder un film en ma compagnie. Assise sur le canapé a coté de lui, il s’allongea et posa sa tête sur mes jambes.

    Doucement je lui caressai les cheveux. Plus intéressés par notre petit moment romantique, nous ne fumes pas très attentif en se qui concernait la télévision, jusqu'au moment ou un flash spécial intervint.

    « À 13h33 précisément un avion en direction du japon c'est écrasé violemment dans l'océan. L'ensemble des passagers sont encore introuvables et semblent avoir été entraînés avec l'avion dans les fonds marins. Nos équipes de secours sont toujours sur place... »

    Un grand silence s’installa dans le salon, ma main cessa de caresser la tête de mon amant. Non, ce n’était pas possible, je devais rêver. 5 ans que je n’ai pas vu mes parents, et…et… ! Des larmes dégringolèrent le long de mon nez et atterrirent sur le visage d’Ikuto. Il releva la tête et me fixa.

    -Non…non…non !non !non ! Criais-je hystérique.

    Je me levai brusquement et je me mis à courir vers la porte.

    -Mayu, attend !

    J’avais la main sur la poignée, prête à aller vérifier que ce n’était qu’un  canular. Ikuto me sauta dessus avant que je l’ouvre et me fis m’assoir sur le sol. Ses deux mains vinrent se poser sur les épaules et il me secoua légèrement.

    -Mayu calme toi ! Tu ne sais même pas si tes parents sont dans cet avion ! Je t’en pris cesse de pleurer !

    Je n’arrivais à rien, je tremblais, et mes larmes ne voulaient pas s’arrêter de couler. Il m’enlaça fortement et me berça.

    -tu sais, j’avais 11 ans quand ils ont décidé de partir au Japon faire affaire. Avant, je passais mes journées seule, ils n’étaient pas plus là que maintenant. Mais désormais, ils ne sont vraiment plus là !

    -chuuttt. Dorénavant, je serais là, je te promets que je resterais avec toi, me murmura t’il doucement.

    C’est ça que j’aimais chez lui, bien qu’il soit chiant, immature et qu’il ne puisse pas même se prendre en charge, il sait trouver les mots justes, et me réconforter lorsque je suis mal. Il prit mon visage entre ses deux mains et sécha mes yeux. Je le regardai, les yeux mouillés et il m’embrassa. D’abord légèrement, puis une drôle de sensation nous envahis. Ses mains se glissèrent sous mon T-shirt et caressait ma peau. Je remuais ses cheveux tandis que nos bouches étaient comme collées.  Il me serra plus fort et nous roulions sur le sol. Couchés dans le couloir, à 5 mètres de la porte, une folle passion nous avait prise. Quand soudain la porte s’ouvrit. Un bruit sourd retentis sur le parquet. Nos yeux s’ouvrirent surpris. Mes parents. Ma mère, l’expression faciale figé de stupéfaction et mon père virait rapidement au rouge. Je repoussai brusquement Ikuto qui roula sur le côté et remis en place mon haut. Les cheveux décoiffés je n’avais pas conscience de la mouise dans laquelle je m’étais fourrée. Ikuto quand à lui n’arrivait pas à dire un seul mot. Je m’assis et me frottais les cheveux.

    -bonjour !

    La suite, vous l’imaginez déjà, mon père m’ignora complètement, il s’assit Ikuto par le col et le secoua violement.

    -Que fais-tu à ma fille connard !

    -je suis désolé monsieur ! Excusez-moi, je vais tout vous expliquer !

    -Papa lâche le ! Il n’a rien fait de mal, écoute moi !

    - ahh !

    Il vola. Mon père l’avait jeté dehors indifférent à son sort. Quand à ma mère, elle ne pouvait s’arrêter de pleurer. Il ferma à la porte à clé et se rapprocha vivement de moi. Ohoh…

    Il me gifla furieusement.

    -alors comme ça on te fait confiance en te laissant seule dans une maison et tu ne trouve pas mieux à faire que ramener des garçons ?! Je ne pensais pas t’avoir élevé comme ça ! Tu es une fille ingrate !

    Les larmes aux yeux, la main sur la joue, je fixais la porte en pensant à Ikuto, dehors, à moitié habillé.

    -sur le sol, ils le faisaient sur le sol, marmonnait ma mère larmoyante.

    -mais non, je-

    -il n’y a pas de mais ! Sache que tu n’es pas prête de rester seule à nouveau ! Monte dans ta chambre !

    Il me prit par le T-shirt et me poussa en direction de l’escalier. Je les avais mit sous terre un peu trop tôt on dirait. Je me pris à penser que c’était bien la dernière fois que je pleurais pour eux ! Je me précipitais dans ma chambre et sauta sur mon portable. En deux cliques le numéro d’Ikuto était composé et l’intonation retentie. Il décrocha avec hâte.

    -Mayu, tout va bien ? Nom d’un chien je l’ai vu te frapper, je te jure si je n’avais pas été jeté dehors je lui aurais fait sa fête !

    -merci, chuchotais-je. Et toi ça va ?

    -oui, j’ai un peu froid mais ça va.

    Je pouffai, après tout il était en T-shirt à manches courtes, en pantalon et chaussettes.

    -où vas-tu dormir ? Je ne pense pas que je puisse t’héberger aujourd’hui si tu vois ce que je veux dire.

    -t’inquiète, je vais aller squatter chez Motoharu. On se voit demain au lycée, d’accord ? tu sais…euh…(je l’imaginais rougir devant le combiné) Je t’aime.

    -oui, dis-je heureuse. Moi aus-

    On m’arracha violement mon téléphone. Mon père qui avait prit le combiné, hurla :

    -petit con, ne t’avise même pas de rappeler ni de t’approcher de ma fille, sinon je te jure que je te fais la peau !

    Et il raccrocha. Il me fusilla du regard et sortis avec mon portable en claquant la porte. Seule, je me mis à sangloter. La soirée fut longue, j’entendais mes parents avoir une discussion bien sérieuse. Je redoutais le lendemain.

     

                Je me réveillai, une odeur de pain chaud et de café dans le nez. Je descendis le sourire aux lèvres.

    -je ne pensais pas qu’un jour tu me ferrais le petit déjeuné Ikuto, rigolais-je.

    -pardon ? répondit mon père.

    Ah oui. J’avais oublié. En plus j’avais foncé droit dans les ennuis en descendant. Je me maudis intérieurement. Qu’elle idiote je faisais.

    - assieds-toi, il faut qu’on parle.

    Ma mère me regardait, assise et je voyais bien qu’elle était déçue tandis que mon père me scrutait plus en colère qu’inquiet. Je tirais la chaise et m’assis, méfiante. Une tasse de café brulante trônait devant moi ainsi qu’une tartine avec de la confiture. Ma mère ne me lâchait pas du regard, j’avais l’impression d’être entièrement déshabillée.

    -j’aimerais savoir pourquoi il y avait un garçon dans la maison avec toi. Tu le connaissais ? Sais-tu au moins que tu n’as que 16 ans ?  Que faisiez-vous dans l’entrée ?! Tu te rends compte de la gravité de la situation ?!

    -Je n’y crois pas, tu penses que je suis un trainée ou quoi ? Tu es quand même en train d’insinuer que j’invite n’importe qui à la maison ! ?!  Et puis que sais tu de moi, ça fait déjà 5 ans que je ne vous ai pas vu ! De quel droit peux-tu juger ma vie ? Il a quand même fallu que je vous implore de venir !

    -chérie, ce n’est pas ce que ton père à voulu dire, tu le sais très bien, me dit gravement ma mère.

    -C’est pour cela que nous avons décidé de rester jusqu’à ce que ce jeune inconscient arrête de te tourner autour. Ta mère et moi allons te remettre dans le droit chemin, tu verras.

    -Quoi ?! Mais-

    -il n’y a pas de mais ! Je te jure que les garçons, tu n’en verras plus avant tes 20 ans au moins ! Et certainement pas celui là, cet espèce de sauvage !

    -Tu ne le connais même pas ! Et tu ne m’empêcheras pas de le voir ! Crachais-je.

    -oh que si ! Et dès demain, je me charge de changer d’établissement, tu iras désormais dans une école pour fille, je suis sur comme ça que tu ne feras pas de mauvaise rencontre.

    -mais tu ne connais même pas l’histoire !

    -quoi ? Que tu prenais du plaisir avec un homme sur le tapis de l’entrée ? Merci je crois que j’en ai vu assez.

    -mais non, nous-

    -chérie, est-ce que tu es...comment te dire ça…portes-tu un enfant ? Tu serais enceinte ? Je ne sais pas, on ne sait jamais…Me questionna maman.

    J’étais sidérée, comment les deux parents pouvaient ils se méfier autant de moi ? Mais surtout de nous ! J’avais envie de m’enfuir, de pleurer, de hurler, mais qu’est ce que sa changerait ? Je poussais mon assiette et prit mon sac. Je partis rapidement dans l’entrée dans l’idée de les abandonner à leur délire.

    -Mayumi ! Se plaignait ma mère.

    La porte claqua. La marche rapide, je montais sur mon vélo et pédala aussi vite que je pus. Des larmes coulaient le long de mes yeux. J’étais déchirée.

     

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    La sonnerie se faisait entendre pour la deuxième fois. Ikuto se précipita vers moi.

    -Akame, tu n’aurais pas vu Mayumi ?

    -non, elle n’est toujours pas arrivée. Pourquoi, il c’est passé quelque chose ?

    Il s’assit lourdement sur la chaise d’à côté. Il avait l’air vraiment mal.

    -tu sais où est Mayu toi ? Demandais-je comme ça.

    -probablement. C’est de ma faute, je n’aurais pas du…

    -faire quoi ?

    -elle m’avait pourtant dit qu’elle ne voulait pas, qu’elle voulait se préparer mentalement, mais je ne sais pas, ça nous a prit comme ça…

    Il commençait à me taper sur le système.

    -Bon tu vas arrêter de tourner autour du pot et me dire ce qu’il se passe ?! Explosais-je.

    Il sursauta. Finalement, il me raconta tout. Une vague d’anxiété m’envahit. Déjà que Mayu avait du mal à parler à ses parents mais alors avec un aussi gros problème, je pariais qu’elle c’était déjà enfuie ou alors son père l’avait enfermé chez elle. Mais ce qui me faisait chaud au cœur soit qu’Ikuto s’inquiétait sincèrement pour elle. Il avait enfin ouvert les yeux. Un ennui en moins à gérer pensais-je. Maintenant il restait à trouver Mayu.

    -je ne t’aiderais pas si c’est ce que tu crois.

    -quoi ?! Mais c’est ton amie non ?

    -oui mais c’est à vous deux de régler ce problème. Surtout à toi, tu vas devoir redoubler d’ingéniosité pour être accepté dans la famille, j’ai déjà surmonté ça, je passe cette fois. Bon courage, dis-je tout sourire.

    -…

    Il est découragé maintenant, j’en suis sure. Mais après tout c’est la stricte vérité. Il ne va rien faire, il va se mettre à me supplier, à genoux. Ahah ! Songeur  il se leva brusquement. Je sursautai. Il parti en courant. J’étais stupéfaite, moi qui le croyais immature, il est carrément parti affronter le problème ! Il va falloir que je revoie mon jugement. Je souris, décidément j’aimais beaucoup observer les changements chez ces deux là.

     

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    Un bruit répétitif retenti contre la porte d’entrée.

    -chérie, quelqu’un frappe, tu vas ouvrir ?

    -j’y vais, soupira t-il.

    Il ouvrit la porte en grognant.

    -oui ?...Toi ! Tu oses te présenter une seconde fois devant moi ?! Si tu cherches ma fille, tu peux être sur de ne jamais la revoir, je ne t’en laisserais pas le courage !

    -je suis venu pour vous, pas pour Mayu.

    Abasourdi, il resta sans voix pendant un moment.

    -je ne vois pas pourquoi je devrais te parler ! Casse-toi !

    Et il referma la porte. Je ne bougerais pas. Derrière, j’entendais la mère résonner l’homme. Sans succès. L’heure passe sans qu’un des parents ne viennent à ma rencontre, une heure,  puis deux, puis trois. La nuit commençait à tomber, le froid me mordait les joues. Mais je ne risquais pas de bouger, je resterais assis contre ce mur jusqu’à ce qu’il décide d’ouvrir. Je ne laisserais pas ces gens me séparer de la seule personne qu’il me reste.

     

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    J’avais décidé de revenir, après avoir passé la journée à réfléchir sur comment leur parler je devais retenter de les convaincre. Après tout, se plaindre sur son sort ne changera rien, il fallait que j’agisse ! J’arrivais devant la maison quand je vis Ikuto, assis contre le mur. Recroquevillé, il était frigorifié. Je courus à sa rencontre et lui sauta au cou. Il releva la tête et me sourit.

    -que fais-tu ici ? Demandais-je après m’être installé dans ses bras.

    -je suis venu parler à tes parents.

    -vraiment ? Répondis-je radieuse. Mais alors que fais-tu dehors ?

    -ton père ne veut pas me laisser entrer. Mais ne t’inquiète pas, j’attendrais jusqu’à ce qu’il veuille.

    -je resterais avec toi dans ce cas. Tient, entoure-toi de ca.

    Je lui tendis une couverture. Il nous blottis à l’intérieur. Il me serra fort contre lui et nous attendions. Finalement, nous sommes endormis. Ce que je ne savais pas, c’est que ma mère nous observait depuis la fenêtre du salon, sans bouger.

                Je m’étirais. J’avais dormis sans le vouloir. Je me relevai et mon front embrassa la poutre. Pour changer. Puis je réalisais. Qu’est ce que je faisais ici ? Où était Ikuto ? Je couru en pantoufle, j’ouvris toute les portes de l’étage, personne. Je descendis avec hâte, mon père assis dans la cuisine, ma mère à ses cotés et…Ikuto ?! Placé à leurs cotés il déjeunait tranquillement. Alors là, j’avais loupé quelque chose…vraiment ! Mon père me salua d’un signe de tête et me fis m’asseoir.

    -sache que c’est ta mère qui l’a fait rentrer. Sans elle, il serait encore dehors, ou je lui aurais déjà botté le derrière.

    -tu reveux du pain Ikuto ? Sourit ma mère.

    -s’il vous plait, fit-il enchanté.

    Il tendit la main pour prendre le beurre quand mon père lui arracha des mains. Un regard de haine pur et de rival se lisait sur son visage. Je voyais qu’il n’était pas près d’accepter Ikuto mais rien que de voir qu’en une nuit on avait fait un aussi grand pas me ravie. Le sourire aux lèvres nous déjeunions dans la joie, enfin quand mon père n’embêtait pas mon petit ami. En fin de mâtiné, mon père parti chercher le journal, c’est à ce moment la que ma mère nous prit entre quatre yeux. Alors qu’Ikuto révisait sa dernière chanson, elle nous appela dans le salon.

    -alors, souffla t-elle, je crois que vous devriez me raconter tout, non ?

    Je me mordis la lèvre, là il ne fallait pas perdre notre seule alliée ou toute était fini, il fallait assurer ! À tour de rôle nous enchainions, Ikuto et moi pour raconter comment nous nous étions rencontrés, ce qu’ils nous étaient arrivés, et le gros mal entendu qu’il y avait eu. Elle ne nous interrompit pas, attentive, elle hochait parfois la tête. Puis grand silence, nous avions fini. Que dire de plus ? Tout ce jouait maintenant.

    -je vois. Je suis contente que tout ce dont je pensais fût faux, et que tu te sois retenu aussi longtemps Ikuto. Un jeune de ton âge n’aurait pas eu la patience que tu as et je te remercie. Je ne pensais pas que ma fille arriverait à se trouver quelqu’un d’aussi attentionné et impliqué. Mais Mayumi, tu me jures que vous n’avez rien fait, hein ?

    -oui maman, soufflais-je.

    - On a juste eu un coup de chaud ce jour là, hein Mayu ? Me sourit-il de toutes ses dents.

    Le rouge aux joues je détournai le regard. Ouais, un très gros coup de chaud. D’ailleurs, vais-je vraiment changer d’établissement ?

    -non, rassure toi, si ton père se risquait à faire ça, il sait ce qui lui arriverait.

    Je savais que Maman pouvait être très effrayante lorsqu’elle était énervée. Pauvre Papa.

    -et où habites-tu aujourd’hui ? Après tout un jeune de 19 ans doit bien avoir un studio dans les environs non ?

    -euh…il…il habite ici, balbutiais-je.

    -ah oui ! (elle me jeta un regard rieur) je suis que plus étonnée dans ce cas de ton abstinence mon cher Ikuto.

    -Maman ! Ce n’est pas une bête sauvage non plus !

    -tu es si innocente ma fille que s’en ai presque navrant, soupira t-elle.

    -pardon ?!

    Elle ria avec Ikuto. J’étais vraiment contente que notre relation soit enfin acceptée du moins, par un de mes parents. J’avais ma petite idée que mon père ne risquait pas de l’adhérer de si tôt.

    La journée ce termina vite, mon père ne cessa d’embêter Ikuto. D’ailleurs je découvris une nouvelle facette de lui, il était très patient. Mais alors pourquoi il ne se disputait qu’avec moi ? Allez savoir, je dois être la seule à l’énerver aussi vite. L’heure de se coucher arriva, je montais aux côtés d’Ikuto, arrivée à ma porte le baisée de bonsoir s’approchait doucement quand mes lèvres touchèrent de la peau froide. La main de mon père avait fait irruption devant nous.

    -Papa !

    -toi, tu vas aller coucher dehors, avertit mon père à l’attention d’Ikuto.

    - excusez-moi, monsieur.

    Et ils partirent tout les deux en me laissant seule. C’était bien la première fois que j’étais frustrée. A cause de mon père il m’accordait beaucoup moins d’attention. Mon dieu ! J’étais devenue possessive en plus ! Je me posais trop de questions, je partis donc me coucher.

     

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    Depuis que les parents de Mayu avaient débarqués, elle m’était devenue totalement inaccessible. C’était bien la première fois ! Ça faisait 3 jours qu’ils étaient là et j’étais déjà en manque d’amour. Si ils n’étaient pas arrivés à ce moment là peut être que finalement elle m’aurait laissé…non certainement pas, je suis sur qu’elle m’aurait frappé à un moment donné ou autre chose dans ce style. Après tout, je la connaissais bien. Mais ce soir, j’avais bien l’intention d’aller la voir dans sa chambre, quoi qu’il arrive ! Je sortis silencieusement, après tout je n’avais qu’un couloir à traverser pour gagner sa chambre. A pas de loup je marchais. Arrivé à sa porte j’empoignai doucement la poignée et entra. Elle dormait paisiblement. Je l’observai quelques minutes et la souleva. Sans un bruit je regagnais ma chambre. Je la couchais à mes côtés et m’installais.

    -mmmhhh…qu’est ce qu’il se passe… ?

    -chuutt, rendors toi, je suis là.

    -mmhh…

    Elle se colla à moi et me serra dans ses bras inconsciemment. J’étais ravi et je me qualifierais d’un bon gros veinard. Je lui embrassais le front et l’encercla à mon tour de mes bras. Et je m’endormis ainsi.